Le camescope doit être assez solide car il va être utilisé dans des conditions pas trop prévues pour lui : froid, neige, humidité...
En Cassette
En
numérique, il existe deux formats de cassette : le DV ou miniDV et le Digital8 de
Sony.
L'avantage du Digital8 est une cassette plus grande, une bande plus large et
une vitesse de rotation plus faible, donc un risque de casse plus rare. Par
contre, le camescope est plus grand et plus lourd. En outre, il n'existe pas
de camescope semi-professionnel en Digital8. Les camescopes TriCDD (trois capteurs
: un pour chaque couleur primaire) sont tous en DV (ou DVCam).
Le DVCam est le format professionnel en standard DV. Par rapport au DV, il offre
un enregistrement plus fiable. En outre, les camescopes DVCam sont destinés
à un usage professionnel et sont conçus dans ce but : optique
de qualité, prise micro XLR pour connecteur des micros pro, capteur TriCDD,
possibilité d'effectuer tous les réglages vidéo et audio
en manuel. Par contre le prix d'une PSD150E DVCam est de 6500 €.
Il existe un autre format : le MicroMV de Sony qui enregistre en MPEG2 sur
des minicassettes. Outre les problèmes
d'incompatibilité avec beaucoup de matériel informatique, ce
format compresse beaucoup l'image et donc détériore
sa qualité.
En Disque dur, DVD ou carte mémoire
Il existe un nouveau support : DVDCam qui enregistre sur DVD. Ce format est parfait pour la personne qui veut filmer puis directement visionner sur un lecteur DVD. Il filme, il finalise et il regarde. Par contre, il est très difficile des faire un montage à partir du DVD CAM.
Vous trouverez aussi des camescopes sur disque dur. Mais il faut prévoir un ordinateur pour
transférer les rushs lorsque le disque est plein. En outre le risque de casse est plus important avec un disque dur.
Certains fabricants présentent des modèles ou l'enregistrement se fait sur carte mémoire. Les risques de casse mécanique sont réduits mais l'instant la capacité réduite des cartes mémoires (par rapport à une cassette) et leur prix nécessite d'emporter un ordinateur pour faire la transfert. En outre ces techniques compressent fortement l'image pour augmenter la capacité du support.
Il existe un nouveau format qui est sorti en novembre 2004 : Le HDV. La Haute
Définition est le format du futur et il se développe de plus en plus avec l'arrivée des lecteurs de DVD BlueRay (qui a supplenté les DVD HD) en complément des écrans HD ready ou Full HD.
de même au niveau des camescopes HD, l'offre s'est élargie depuis les camescopes HD grand public comme le Canon HV-20, le Canon HV30 ou le Sony HDR-NC9 au modèle tri-cdd semi-professionnel comme le Sony HDR-FX7.
En
général, les TriCDD sont destinés à des videastes
avertis. Outre le capteur à trois CDD qui permet d'obtenir un meilleur
rendu des couleurs, les camescopes TriCDD sont en général équipés
d'un stabilisateur optique et non d'un stabilisateur numérique, d'objectifs
de meilleur qualité et de plus grande taille (58 mm pour la XM2 contre
37mm pour le TRV240). Ceci permet d'obtenir une image de meilleur qualité
dans de mauvaises conditions d'éclairage et un rendu des couleurs plus
pointu.
Les TriCDD ont en général des possibilités de réglage
manuels (mise au point, exposition, ouverture, vitesse, balance des blancs,
voir niveaux des prises micros pour certains modèles comme la XM2) alors
que la majorité des mono-CDD offrent peu de réglage manuels (mise
au point et exposition en général). Leur prix va de 2000 €
pour un Panasonic NV-MX500 à 5000 € pour une Sony DCR-VX2100 ou une
Canon XL1S.
Outre leur prix beaucoup plus raisonnable (de 600 € à 2000 €),
les mono-CDD sont plus petits, voir microscopique pour certains modèles
verticaux. Ils sont aussi beaucoup plus simple d'utilisation pour les néophytes
car tous les réglages sont automatiques.
Quelques explications sur la photographie pour
mieux choisir votre camescope.
Pour les camescopes, le standard PAL est de 720 x 576, soit
414000 de pixels. Donc un capteur à 450.000 pixels est suffisant. Un
capteur à 800.000 de pixels permet au stabilisateur numérique
d'avoir une bonne marge de manoeuvre. Les camescopes avec des capteurs à
1 Méga voir 2 ou 3 méga de pixels n'ont d'intérêt
que pour la fonction "Photo" du camescope.
La taille du capteur est aussi très importante. Elle joue un rôle
majeur dans la sensibilité du camescope. La miniaturisation des appareils
a provoqué la diminution de la taille des capteurs. Les camescopes mono-CDD
ont souvent des capteurs d'1/6 de pouce. Les camescopes semi-pro ont des capteurs
1/4 de pouce voir 1/3 de pouce
L'analyseur, qui transforme les infos envoyés par
le capteur en signal numérique enregistré sur la bande, a fait
beaucoup de progrès ces dernières années et a compensé
un peu la diminution de la taille des capteurs. C'est au niveau de l'analyseur
qu'intervient le gain. Lorsque l'image est trop sombre, on peut, en augmentant
le gain, forcer l'analyseur à utiliser plusieurs pixels pour créer
un point suffisamment lumineux. Si on augmente trop le gain, on voit apparaître
du "bruit", c'est à dire une pixelisation dans les zones sombres.
Les camescopes grand public ont tendance à générer du "bruit"
lorsque la lumière est trop faible car la gestion du gain est automatique
et leur possibilité en faible lumière assez limitée. Sur
les camescopes semi-pro, il est possible de régler manuellement le niveau
du gain et ainsi éviter l'apparition de bruit.
Un camescope numérique possède différentes
prises permettant de connecter des appareils ou de le connecter.
Il est important de vérifier avant d'acheter un camescope la présence
des prises qui vous seront nécessaires. Voici la liste des prises les
plus utiles.
La prise micro :
Elle permet de connecter un micro extérieur (utile
pour garder le camescope dans une housse étanche ou le micro d'origine
ne perçoit plus les sons ou pour avoir un son sans les bruits de moteur
du camescope). Cette prise est obligatoire dès que l'on veut un son correct
car en général les micros intégrés aux camescopes
sont de très mauvaises qualités.
La prise LANC :
Elle permet de connecter une télécommande
LANC qui permet de commander le camescope au fond de son sac ou de sa housse.
La prise CASQUE :
Elle permet de brancher un casque et de contrôler
ce que l'on enregistre (absence de bruits parasites comme le vent ou le moteur
du camescope).
La sortie vidéo :
Elle permet de visualiser sur une télévision.
Si elle sert aussi d'entrée vidéo, elle permet de connecter une
micro-camera.
La sortie DV :
Elle permet de transférer votre film du camescope
vers l'ordinateur avec une carte d'acquisition. Si l'entrée DV est activée,
on peut recopier le montage de l'ordinateur vers le camescope pour l'archiver
sur une cassette.
![]() Un Sony TRV240 avec un micro Sony ECM MS908C sur suspension "maison" et bonnette. | >Le même vu d'arrière avec la batterie longue durée Écran LCD protégé par un pare-soleil |
Sur un camescope numérique, il existe une multitude
de fonction qui permettent presque de faire son montage sans passer par un ordinateur.
La majorité de ces fonctions sont inutiles ( transitions, effets spéciaux...)
car l'intérêt du numérique est justement de pouvoir faire
le montage sur ordinateur et non sur le camescope. Les fonctions qui nous intéressent
sont :
L'exposition manuelle :
Une touche exposure permet de désactiver
l'exposition automatique et de régler l'exposition manuelle au moyen d'une
petite manette.
Ceci permet de contrer l'effet d'un contre-jour ou de forcer la luminosité
le soir
La mise au point manuelle :
Elle permet de désactiver l'autofocus
et de faire la mise au point manuelle. Ceci permet de faire le point sur le fond
ou sur un objet qui est dans un coin.
Préférez les camescopes ou la mise au point manuelle se fait avec
une bague sur l'objectif.
Sur la dernière génération des Sony, la mise au point se
fait avec une molette pas pratique à manipuler avec des gants
La balance des blancs manuelle :
Cette fonction permet de paramètrer
l'appréciation des couleurs en lui présentant une feuille blanche
et lui indiquant que cette teinte correspond au blanc. Cette fonction permet d'éviter
d'avoir des couleurs modifier par une lumière artificielle ou une lumière
trop forte (image bleutée avec les néons ou orangée avec
le soleil).
Cette fonction n'est malheureusement disponible que sur les camescopes haut de
gamme.
Ces programmes
vous proposent des préréglages adaptés à différentes
situations. Ces pré-réglages interviennent sur trois paramètres
: l'ouverture, la vitesse d'obturation et le gain. Ces programmes sont semblables
aux programmes AE que l'on retrouve sur les appareils photos argentiques à
gestion électronique (style Canon AE1 ou Canon EOS) ou les appareils photo
numérique.
Le mode Auto:
Le camescope sélectionne des valeurs moyennes, pour
la vitesse et pour l'ouverture, les mieux adaptées à la situation.
Le Mode Sable et Neige :
Ce mode est utilisé lorsque le fond est
trop lumineux et que le sujet est sous exposé. Le camescope sur-expose
pour compenser la trop forte luminosité du paysage.
Le mode Spot :
Ce mode est utilisé lorsque le fond est trop sombre et que
le sujet est sur-exposé (personnage sur une scène éclairé
par des spots). Le camescope sous-expose pour éviter que le sujet soit
blanc.
Le mode Sport :
Ce mode est utilisé pour filmer des sujets qui se
déplacent rapidement. Le camescope choisit une vitesse élevée
d'obturation afin d'éviter que le sujet n'apparaisse flou.
Les trois modes suivantes ne se trouvent, en général, que sur les
camescopes haut de gamme.
La priorité Ouverture :
Ce mode permet de verrouiller le camescope sur
une ouverture afin de conserver une profondeur de champ même si les conditions
de luminosité varie. Ceci est intéressant pour avoir le premier
plan et l'arrière plan toujours au point ou inversement d'avoir un premier
plan au point sur un arrière plan flou. Le camescope va donc jouer sur
la vitesse pour obtenir l'exposition optimale.
La priorité Vitesse :
A l'inverse, ce mode bloque la vitesse et le camescope
va jouer sur l'ouverture pour obtenir l'exposition optimale. Ce mode est intéressant
dans le cas de sujet qui se déplace rapidement.
Manuel: Ce mode permet de régler de façon indépendante
l'ouverture, la vitesse d'obturation et le gain afin d'obtenir des effets. Il
nécessite cependant de bonne connaissance en photo afin de ne pas réaliser
des images inexploitables.
Le réglage des entrées micro :
Cette fonction permet d'éviter la
saturation du son lorsque vous utilisez des micros-extérieur.
Cette fonction n'est malheureusement disponible que sur les camescopes haut de
gamme. La XM2 de Canon permet de régler de façon indépendante
le canal droit et le canal gauche. Ceci est particulièrement intéressant
lorsque vous avez deux micros mono : un micro canon pour capter le son de ce que
vous filmez et un micro cardio pour capter le son alentour pour "l'ambiance".
Les nouveaux modèles proposent des écrans tactiles pour manipuler les différentes fonctions du camescope. Ceci a permis de miniaturiser les camescopes en supprimant des boutons. Avec les gants, la manipulation du stylet n'est pas évidant et il n'est plus possible de protéger efficacement le camescope car on doit pouvoir ouvrir l'écran LCD. L'autre souci est que lorsque l'écran LCD est en panne, le camescope est inutilisable.